Les ventes de salles de bains sont en recul

Un mauvais cap à passer pour les professionnels du secteur ?

Suite à un constat 2014 en demi-teinte, la contraction du segment de la salle de bains tend à se confirmer cette année. Les spécialistes du secteur s'inquiètent, mais les franchiseurs redoublent d'inventivité pour contrecarrer la tendance. Pour les nouveaux venus qui souhaitent créer leur entreprise franchisée dans le secteur, faut-il éviter les enseignes de salles de bains ? La réponse à cette question n'est pas si évidente qu'il y paraît.

Des chiffres qui préoccupent les observateurs

Malgré des mois d'août et de septembre qui ont connu un regain d'activité, le segment de la salle de bains n'a pas bonne mine en 2015. Une situation d'autant plus inquiétante qu'elle semble aller à rebours des évolutions du reste du secteur. Avec une baisse de - 5 % en activité sur le premier semestre 2015, le marché du meuble dans son ensemble suivait la pente descendante de 2014, où le chiffre d'affaires de la profession avait reculé de - 1,5 %.

Les spécialistes gardent espoir pour les professionnels de l'ameublement en général. En effet, les années précédentes avaient été encore plus déprimantes avec - 2,9 % en 2013 et - 3 % en 2012, et le mois de septembre 2015 a apporté un record de croissance avec + 5,6 % par rapport à septembre 2014. En résultat cumulé, on totalise une progression de + 2,4 % du marché pour l'année en cours ; une progression qui ne rattrape pas les contre-performances des années précédentes, mais qui signale quand même un espoir de reprise.

Les intentions d'achat en hausse

D'après une enquête de l'IPEA (Institut de prospective et d'études de l'ameublement), les Français sont plus nombreux à souhaiter acheter des meubles de salle de bains cette année (10,9 % des personnes interrogées) qu'en 2014 (12,8 %) et en 2012 (11,6 %). Pourtant, dans les faits, les meubles destinés à la salle de bains semblent véritablement boudés par les Français. Peut-on blâmer la crise qui force les ménages à faire des arbitrages, ou bien à aller vers la grande distribution pour accommoder des budgets plus modestes ? Ou bien faut-il regarder du côté du secteur de l'immobilier avec sa tendance attentistes, et de celui du bâtiment, avec un segment rénovation en berne et des logements neufs qui se font attendre ?

Si on étudie le détail des ventes d'équipements de salle de bains, on se rend vite compte que le budget est le facteur le plus important. Ce sont en effet les produits les plus simples des catalogues qui se vendent le mieux (cabines simples et parois de douche progressent de 7,7 % et de 2,5 % en valeur respectivement). Les produits plus élaborés comme les baignoires balnéothérapie et les cabines de douche hydrothérapie perdent 7,2 % et 15,7 %. Même les ventes de baignoires classiques sont en recul de 4,6 %, il y a de quoi s'inquiéter pour les projets des Français.

Suites à ces explications quelque peu attendues, espérons que les réseaux franchisés sauront innover pour résister à la conjoncture.

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